capture d’écran du 2026 04 28 17 32 47

Faire ensemble, oui mais comment ?

Nous sommes nombreux-ses à vouloir vivre plus de coopération et un certain nombre d’entre nous font le constat que ça ne fonctionne pas ou que c’est difficile… Oui, l’intention ne suffit pas, même si c’est LE bon départ!

Mais alors, comment faire ensemble? Comment faire quand on n’est pas d’accord? Comment passer du mode compétitif au mode gagnant-gagnant ?

Aller vers la coopération se fait pas à pas, dans une démarche d’ouverture aux différences et de connaissance de soi-même et des autres. Petit à petit, la confiance se construit et le groupe chemine vers la possibilité de réaliser ensemble des actions ou des projets. Sans ces préalables de connaissance et de confiance, la coopération risque d’être gênée par des mécanismes plus ou moins conscients, comme les rapports de force, les comparaisons, la compétition.

Qui dit « faire ensemble » dit « être ensemble ». A-t-on appris cela? Oui et non! Il est toujours possible de s’exercer à l’art de la relation. Apprendre à mettre de l’huile dans les rouages de nos relations, adopter de nouvelles habitudes comme communiquer de façon claire et assertive, clarifier nos intentions, identifier nos enjeux et nos limites, etc.

Toutes ces compétences relationnelles sont utiles pour évoluer de façon sereine dans les différents groupes/ systèmes dont on fait partie. Etre bien outillé-e permet de naviguer avec les désaccords et construire des relations plus justes et plus motivantes.

De nos jours, nous pouvons avoir accès à beaucoup de contenus sur le web. Pourtant, comprendre intellectuellement un outil, une méthode, ne nous permet pas pour autant de vivre ce qui est « promis » quand on y a recours. Pourquoi?

Bien sûr, pratiquer sera la plupart du temps le meilleur moyen de s’approcher de ce qu’on souhaite vivre. Que ce soit un outil d’intelligence collective ou une pratique dite de développement personnel, c’est en les vivant qu’on se les approprie.

Mais ce qu’on dit moins, c’est qu’il est crucial d’accorder nos intentions avec les finalités de l’outil. Question de cohérence, interne et externe.

Par exemple un-e manager qui utiliserait la CNV pour demander quelque chose à l’un-e des employé-e sous sa responsabilité, mais qui serait en réalité une exigence : en apparence il utilise le processus nonviolent mais comme son intention est d’obtenir ce qu’il-elle veut (un certain résultat), l’employé-e peut avoir l’impression de « se faire avoir/ manipuler » quand bien même c’est demandé « gentiment ». Si je cherche à avoir du pouvoir sur l’autre, je ne pratique pas la nonviolence, donc je ne vis pas (ni ne fais pas vivre) la bienveillance à laquelle j’aspire.

Inévitables, bien sûr. Alors autant apprendre à les comprendre et à « danser » avec ! En développant ses capacités d’écoute et d’expression, on augmente son agilité relationnelle, on affine sa perception, on se donne plus de chances de dépasser les tensions et d’en faire quelque chose de constructif.

C’est la bonne nouvelle, on ne naît pas forcément « coopérateur-ice naturel-le » mais on peut le devenir ! Il s’agit de s’entraîner dans des conditions propices. Le jeu coopératif est un bon moyen pour cela, car on s’affranchit des enjeux de nos situations quotidiennes et l’échec n’a pas d’impact direct sur nos vies. Rejoindre un cercle de paroles pour pratiquer entre pairs peut aussi nous permettre de nous sentir accueilli-e, de prendre du recul, de cerner les freins et les leviers de nos difficultés et de nous entraider.

Si tout cela vous intéresse, je vous invite à me contacter pour participer à l’un de mes ateliers.


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *