On s’en passerait volontiers, mais les conflits sont inévitables dans toute vie sociale. Ils sont le fruit de nos différences et surtout de nos façons singulières de répondre à nos besoins. Ils peuvent être intérieurs, inter-personnels ou entre soi et « le monde ».
Pourquoi ces conflits ?
Les tensions se manifestent de plusieurs manières :
– quand nous sommes face à l’inconnu (une situation, une personne, l’avenir…),
– quand nous vivons du stress, que nous ne trouvons plus le temps de prendre soin de nous ou de nos relations,
– quand nous n’avons pas le même point de vue avec un-e partenaire,
– quand nous ne vivons pas ce que nous aimerions et que nous avons l’impression d’être impuissant-e,
– etc.
Ces tensions peuvent mener à des conflits car pour la plupart d’entre nous, nous n’avons pas appris à consacrer du temps à notre état intérieur et à l’état de nos relations. Dans la culture européenne, nous nous définissons souvent par nos pensées et nos actes. Pourtant, nos sensations et nos émotions sont des informations essentielles à notre survie, notre épanouissement et notre vie sociale. Sans la conscience de ce qui influence nos pensées, nos observations et nos comportements, nous courons grand risque d’être violent-es ou de recevoir de la violence.
Comment faire pour utiliser nos ressources et prévenir les violences ?
Dans chaque situation de tension, la première chose à faire est « un arrêt sur image » et se mettre à l’écoute, d’abord de l’intérieur et ensuite de l’extérieur :
– Quelles sont les pensées qui me viennent dans cette situation ?
– Comment je me sens vraiment ?
– Qu’est-ce que j’aimerais vivre en fait ?
– Qu’est-ce que l’autre a dit ou fait qui me fait réagir ?
Ces questions ouvrent sur tout un tas d’éléments, et pour avancer, on a souvent besoin de « détricoter » ! Ça veut dire entre autres apprendre à différencier :
– les faits des interprétations,
– les pensées des affects,
– les croyances soutenantes et celles qui nous empêchent d’accéder à nos ressources,
– les systèmes dans lesquels nous sommes pris-es,
– etc.

Dans la vie quotidienne, on est souvent pris-es au dépourvu quand une dispute éclate… c’est pour ça que le plus gros du boulot se fait en dehors : apprendre à y voir clair dans nos têtes/ cœurs/ corps, s’entraîner à l’assertivité, renforcer ses capacités d’autonomie relationnelle et de solidarité, etc.
L’assertivité, c’est quoi ?
C’est la capacité à s’affirmer tout en respectant les autres. Autrement dit c’est n’être ni agressif-ve, ni passif-ve, ni manipulateur-ice.
Ça consiste à exprimer clairement ses besoins/ attentes et à écouter (ou questionner) ceux des autres. Et cela permet de comprendre où se situe le conflit et quelle serait la meilleure manière de le réguler/ résoudre. Ce comportement favorise une plus grande confiance et des relations plus constructives.
Et vous, comment avez-vous l’habitude de réagir devant un conflit ?
Si ce sujet des conflits et des manières de les réguler vous intéresse, bienvenu-e dans le cycle de 4 ateliers qui auront lieu ce dernier trimestre 2026 :
Cycle de 4 ateliers : « Ne subissez plus les conflits, apprenez à les réguler efficacement »

